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Interview réalisé en février 2002 auprès des parents de Quentin C. Quentin est né le 4 novembre
2000, avec un PBVE à gauche, sans prédisposition familiale apparente. Bien
que nous ayons eu la nouvelle lors de l’échographie, ni le gynécologue, ni
l’échographe n’avaient utilisé le terme de pied bot. Nous n’avons
appris que PBVE = Pied bot, qu ‘à la naissance ! Nous n’avons
pas consulté de chirurgien orthopédiste mais nous avons obtenu des
informations par des personnes de notre entourage. Après questionnement, d’autres
médecins (gynéco, pédiatres…) nous ont fait comprendre que cette
malformation était quelque chose que l’on soignait très bien aujourd’hui,
bien que cela nécessite un travail de longue haleine. Ayant
eu connaissance de ce problème dès le 4ème mois de la grossesse,
nous avons eu le temps de nous préparer à la naissance…bien que ce soit
impressionnant à voir. Un autre petit souci nous a néanmoins tenus
momentanément à l’écart du PBVE. Notre entourage proche avait été mis
au courant et avait contribué à nous rassurer. Cependant, ayant été pris
en charge très rapidement, personne (hormis nous, les parents) n’a eu l’occasion
de voir réellement le pied tel qu’il était à la naissance. On ne
peut pas parler de moments très difficiles psychologiquement ! En fait
nous avons appris, à l’écho du 4ème mois, que le pied gauche n’était
pas dans l’axe de la jambe, tout comme il était censé l’être, et qu’il
serait bon de voir notre médecin afin qu’il nous explique ce qu’il en
était. Or cette échographie a été faite un samedi matin, et il nous était
impossible de voir notre médecin avant le lundi ! 2 jours d’attente
qui nous ont paru bien longs bien que nos proches aient réussi à avoir des
informations assez rapidement en questionnant un pédiatre. Par la suite nous
avons gardé cette information pour nous jusqu’à la naissance…un
blocage ? A la
naissance (à 4 jours) : plâtre de la jambe complète que l’on a
changé toutes les semaines pendant 3 semaines. Après les 3 plâtres, une
plaquette + une attelle complète (toute la jambe). Début du travail des kinés :
Attèle
courte de nuit sans plaquette. Etirements divers 3 jours par semaine Les
contraintes sont d’ordres divers
Pour
nos vacances, nous avions pris contact avec un centre de kiné qui se trouvait
sur place. Nous avons suivi le même régime que chez nous (3 séances par
semaine). Par contre je m’occupais de la remise en place de la plaquette et
de l’attèle car le kiné ne savait pas faire le bandage de mon kiné et
cela me permettait d’être un peu plus autonome vis à vis d’éventuelles
baignades. Jusqu’à
maintenant, Quentin semble ne pas
être gêné par ce problème. N’ayant connu que ça (bandages, scotchs,
plâtres, kiné, hôpital…) depuis sa naissance, il vit la chose comme si c’était
normal. Il a
marché tôt (11 mois), avec son attèle, ou avec la plaquette seule, et
marche maintenant avec des chaussures normales. Quelques
trucs et astuces dans la vie de tous les jours : Lors
du bain : utiliser un préservatif afin de protéger le plâtre ou la
plaquette. Par la
suite, un gant plastique style chirurgien fait l’affaire à condition d’utiliser
un adhésif qui résiste à l’eau et qui ne tire pas sur la peau au moment
où on le retire. Dans
tous les cas surveiller que la jambe n’est pas trop serrée. NB :
il est tout de même bon de savoir refaire le pansement au cas où le gant ne
se perce ou que l’eau s’infiltre. L’attèle :
l’été l’attèle plastique fait transpirer ce qui ne doit pas être
agréable pour l’enfant. Remplacer
la « chaussette » par une peau de chamois que vous aurez au
préalable découpée et scotchée au fond de l’attèle. NB :
Penser à changer la peau de chamois de temps en temps. Vous
pouvez nous joindre à l’adresse email suivante : covelli_chez_voila.fr |
Dernière modification : 13 février 2005
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